La République démocratique du Congo (RDC) a procédé, le 9 avril 2026, à sa première émission d’eurobonds, mobilisant 1,25 milliard de dollars. Les fonds qui seront levés permettront au gouvernement de financer plusieurs projets d’infrastructures dans le pays.
C’est un tournant majeur pour les finances publiques de la République démocratique du Congo. Le pays a réussi son baptême du feu sur le marché international des capitaux en levant 1,25 milliard de dollars via sa toute première émission d’Eurobonds. Cette opération a suscité un engouement. Le livre d’ordres a enregistré une demande globale de 5,3 milliards USD, soit un taux de sursouscription supérieur à 400 %, selon le ministère des Finances.
Pour réaliser cette mobilisation des Fonds qui s’inscrit dans un contexte macroéconomique jugé plus favorable, marqué notamment par le relèvement de la perspective de notation souveraine de la RDC par S&P Global Ratings, passée de « stable » à « positive » en janvier 2026, le gouvernement congolais s’est appuyé sur un consortium de banques internationales.
« Les banques Citi, Rawbank et Standard Chartered ont agi en qualité de chefs de file de l’opération, tandis que les cabinets White & Case et Rothschild & Co ont agi en qualité de conseils », a indiqué le ministère des Finances.
La même source précise que les fonds émis son répartis en deux tranches de 600 millions USD et 650 millions USD, assorties de maturités moyennes de 5 et 10 ans, avec des rendements annuels respectifs de 8,75 % et 9,00 %.
Dans un communiqué, le ministre des Finances, Doudou Fwamba, a fait savoir que que les ressources mobilisées seront orientées vers le financement de projets d’infrastructures structurants, en cohérence avec le Plan national stratégique de développement 2024–2028. Parmi les projets concernés figurent la modernisation de l’aéroport international de N’Djili, la construction de la centrale hydroélectrique de Katende ainsi que la réhabilitation de la route nationale n°4.
Enock Mwaka







