Un éboulement massif survenu mercredi 3 mars dans la mine artisanale de Rubaya, dans le territoire de Masisi, en province du Nord-Kivu, a fait plus de 200 morts, selon un communiqué officiel du Ministère des Mines. Parmi les victimes, environ 70 sont des enfants. Plusieurs blessés ont été transportés vers des structures sanitaires de la ville de Goma.
Le drame intervient dans une zone sous le contrôle de la rébellion AFC/M23, ce qui rend l’accès aux victimes extrêmement difficile. Le ministère précise que les pluies diluviennes exceptionnelles ont provoqué le glissement de terrain qui a englouti plusieurs galeries minières, compliquant toute opération de secours.
Le gouvernement dénonce « avec la plus grande fermeté » les conditions dans lesquelles travaillent les populations civiles dans ces zones hors de contrôle de l’État. L’absence des services de régulation et d’encadrement, tels que le SAEMAPE, prive les artisans miniers de toute sécurité élémentaire.
Le site de Rubaya avait été classé en zone rouge depuis février 2025, interdisant toute exploitation minière, conformément aux normes du Mécanisme régional de certification de la CIRGL et aux recommandations de l’OCDE sur les chaînes d’approvisionnement responsables.
Le Ministère des Mines assure suivre de près les opérations de secours et appelle à une protection renforcée des enfants. Le gouvernement réaffirme également son engagement à restaurer l’autorité de l’État dans la région pour mettre fin à l’exploitation illégale et dangereuse des ressources minières.
Il a enfin promis des mises à jour régulières sur l’identification des victimes et présente ses condoléances aux familles et à la Nation.
Alors qu’un éboulement récent a coûté la vie à plusieurs personnes, cette tragédie rappelle l’extrême vulnérabilité des populations dans l’est de la RDC, où conflits armés, exploitation artisanale et catastrophes naturelles se combinent pour créer un risque permanent pour les civils.







