Le président de la République Félix Tshisekedi a reçu, ce mercredi 4 mars, la ministre d’État britannique au Développement international et à l’Afrique, Jennifer Chapman. Au menu des discussions : l’urgence sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Intervenue après les sanctions américaines contre l’armée rwandaise et quatre de ses hauts gradés, cette rencontre est un signal fort de Londres à l’heure où Kinshasa cherche à isoler diplomatiquement Kigali.
Alors que les combats font rage entre les FARDC et les rebelles de l’AFC/ M23 dans le Nord-Kivu, la visite de Jennifer Chapman était particulièrement attendue par les autorités congolaises.
La ministre britannique n’est pas venue les mains vides. Selon le compte-rendu de la présidence, elle a réaffirmé avec fermeté l’engagement du Royaume-Uni en faveur de la souveraineté de la RDC. Pour Londres, l’intégrité territoriale du géant d’Afrique centrale n’est pas négociable.
« La ministre d’État au Développement international et de l’Afrique du Royaume-Uni, a réaffirmé l’impératif d’assurer le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC face à l’agression rwandaise et le soutien de son pays aux efforts en faveur du retour de la paix dans l’Est», a-t-on lu dans une dépêche de la présidence congolaise.
Ce soutien intervient dans un moment charnière : Kinshasa multiplie les appels à la communauté internationale pour que des sanctions soient prises contre le Rwanda, accusé de soutenir activement la rébellion sur le sol congolais.
Un partenaire en quête d’équilibre
Si le ton semble s’être durci vis-à-vis des acteurs déstabilisateurs, le Royaume-Uni joue une carte délicate. Traditionnellement proche de Kigali, Londres tente aujourd’hui de rééquilibrer ses relations dans la région des Grands Lacs. Cette rencontre constitue, pour le président Félix Tshisekedi, une victoire diplomatique supplémentaire dans sa stratégie de sensibilisation des grandes puissances occidentales.







