Le Programme alimentaire mondial (PAM) entame un nouveau chapitre de son action en République démocratique du Congo. Le jeudi 19 février, le nouveau représentant de l’agence onusienne au Congo, David Stevenson, a officiellement présenté ses lettres de créance à la vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato, marquant le début d’une mission cruciale dans un pays où l’insécurité alimentaire reste un défi majeur, particulièrement dans sa partie Est.
La rencontre a également permis de renforcer la coordination de l’aide humanitaire destinée aux victimes de la guerre dans l’Est de la RDC. David Stevenson s’est dit honoré de servir dans le pays et a réaffirmé son engagement à collaborer étroitement avec le gouvernement congolais, en respectant les priorités nationales.
Selon un message publié sur le site Internet du PAM, la RDC fait face à une crise humanitaire majeure : 26,6 millions de personnes risquent de souffrir d’une insécurité alimentaire critique cette année. Les violences dans l’Est du pays ont déjà forcé des millions de personnes à fuir leurs foyers, notamment dans le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, l’Ituri et le Tanganyika, où 3,9 millions de personnes sont exposées à une insécurité alimentaire sévère.
La même source souligne qu’à l’échelle nationale, près de la moitié des enfants de moins de cinq ans, soit 3,2 millions, souffrent de retard de croissance lié à la malnutrition chronique, affectant leur développement physique et cognitif.
Cette crise est exacerbée par une superposition de facteurs sanitaires et environnementaux : épidémies de choléra, paludisme et variole, ainsi que inondations et glissements de terrain qui détruisent récoltes et infrastructures.
« Le Programme alimentaire mondial (PAM) fournit une aide alimentaire et nutritionnelle essentielle , en priorité aux communautés les plus vulnérables à l’insécurité alimentaire. Toutefois, les difficultés d’accès et l’insuffisance de financement demeurent des obstacles majeurs », a-t-on lu.
Par conséquent, « le PAM soutient actuellement 600 000 personnes dans l’Est de la RDC, contre 2,3 millions initialement prévus », a précisé la source.
L’organisation a lancé un appel urgent de 349 millions de dollars pour maintenir ses opérations d’urgence jusqu’en avril 2026.







