Est de la RDC : Fayulu appelle l’ONU à « mettre fin aux rébellions et aux tentatives de balkanisation »

L’opposant Martin Fayulu a réagi au renouvellement du mandat de la Monusco par le Conseil de sécurité de l’ONU. Il appelle les Nations unies à jouer un rôle plus offensif pour faire appliquer la résolution 2773, exigeant le retrait des troupes rwandaises du sol congolais, et préserver l’intégrité territoriale de la RDC face aux groupes armés et aux tentatives de balkanisation.

Dans un message publié samedi 20 décembre, Martin Fayulu a salué l’adoption à l’unanimité par le Conseil de sécurité de la résolution 2808, qui proroge d’un an le mandat de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (Monusco).

Présentée par la France, la résolution fixe comme priorités stratégiques la protection des civils, la mise en œuvre de la résolution 2773, la stabilisation du pays et le renforcement des institutions congolaises. La Monusco est également autorisée à appuyer l’instauration d’un cessez-le-feu permanent.

Le texte confirme un effectif maximal autorisé de 11 500 militaires, 600 observateurs militaires et officiers d’état-major, 443 policiers ainsi que 1 270 membres d’unités de police constituées.

Fayulu estime que les Nations unies doivent désormais aller plus loin. « À l’instar de l’ONUC en 1961, l’ONU doit aider la RDC à mettre fin aux rébellions et aux tentatives de balkanisation », a-t-il écrit sur son compte X.

Selon le leader du parti politique Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECIDé), la priorité de la nouvelle mission onusienne doit être l’application stricte de la résolution 2773 qui exige le retrait total du M23/AFC et de l’armée rwandaise de toutes les zones occupées dans l’Est du pays. « La souveraineté de la RDC est non négociable », insiste-t-il.

Dans son dernier appel à la mobilisation nationale, l’opposant dit « assez du faux débat », rappellant que « la responsabilité de Kigali dans l’émergence des FDLR est largement dénoncée », avant de préciser que « le Rwanda doit assumer et les neutraliser, plutôt que d’alimenter l’instabilité dans l’Est de la RDC. »

Enock Mwaka