C’est dans un hémicycle plein à craquer, ce lundi 8 décembre, que le président Tshisekedi a livré son discours sur l’état de la nation. Un moment solennel, mais rapidement marqué par un passage qui a retenu l’attention : la capitale, Kinshasa, et son quotidien désormais rythmé par les embouteillages et l’insalubrité.
Le président n’a pas mâché ses mots. Il a exprimé son ras-le-bol sur ces interminables files de véhicules, ces heures perdues chaque jour, « qui épuisent nos familles, freinent la productivité, renchérissent le coût de la vie et ternissent l’image de notre capitale ».
Sans citer directement le gouverneur Daniel Bumba, le chef de l’État a clairement mis en cause la gouvernance de la ville. Pour lui, ces dysfonctionnements relèvent d’« un défi national de gouvernance » dans une capitale dont la croissance démographique exige une véritable planification.
Face à cette situation, le chef de l’État a appelé à des « décisions urgentes, coordonnées et courageuses ».
Il a plaidé pour une vision globale : repenser la mobilité, l’occupation du sol, organiser les pôles d’activités et rompre avec une gestion fragmentée qui laisse la ville s’enfoncer dans le chaos. Un message clair, presque un avertissement, alors que les critiques se multiplient sur la gestion de Kinshasa. Dans les rues, entre poussière, bouchons et déchets, le malaise est visible. Depuis le Palais du Peuple, le président a voulu envoyer le signal que la capitale ne peut plus continuer ainsi.







