Droits Humains :  le gouvernement lance un atelier de 10 jours pour consigner les exactions commises par les rebelles de l’AFC/M23 dans l’Est de la RDC

C’est une course contre l’oubli qui s’est engagée ce jeudi 29 janvier dans la capitale congolaise. Le gouvernement  congolais a officiellement lancé un atelier d’évaluation et de rédaction du rapport sur la situation des Droits Humains dans les villes de Goma et de Bukavu. Cette initiative intervient dans un contexte sécuritaire toujours fragile dans l’Est du pays, marqué par les violences attribuées aux rebelles de l’AFC/M23.

Organisé du 29 janvier au 7 février, cet atelier réunit des experts du ministère des Droits humains, des représentants des organisations de la société civile ainsi que d’autres acteurs engagés dans la promotion et la protection des droits fondamentaux en République démocratique du Congo. Les travaux portent essentiellement sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays.

Les participants vont documenter, évaluer et présenter dans un rapport détaillé, les violations des Droits Humains commises depuis janvier 2025 à ce jour par les rebelles de l’AFC/M23, soutenus par le Rwanda, en violation du droit international humanitaire, selon les autorités congolaises.

Une année sous occupation

​L’atelier s’ouvre dans un contexte de cicatrisation difficile. Il y a tout juste un an, en janvier 2025, la ville de Goma tombait entre les mains des rebelles de l’AFC/M23 après des combats acharnés. Depuis, cette ville vit au rythme d’une occupation qui a méthodiquement déstructuré le tissu social et économique de la région.

Le document devra également faire la lumière sur les événements plus récents dans la province du Sud-Kivu. En décembre 2025, alors que l’encre de l’accord de paix enteriné par les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame était à peine sèche, la ville d’Uvira basculait à son tour dans la violence. Si les rebelles se sont récemment retirés de ladite ville, les stigmates des combats et les témoignages d’exactions demeurent encore.

En documentant les crimes commis depuis janvier 2025, Kinshasa espère non seulement alerter la communauté internationale, mais aussi préparer le terrain à d’éventuelles poursuites judiciaires.

Les conclusions de cet atelier sont attendues comme un document de référence pour orienter les actions de plaidoyer et renforcer les mécanismes de protection des Droits  Humains dans l’Est de la RDC.

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