Depuis ce lundi 23 février, Thérèse Kayikwamba Wagner, la cheffe de la diplomatie congolaise, porte la voix de Kinshasa à la 61ᵉ session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. L’objectif est de réaffirmer l’engagement de la RDC sur les chantiers de l’égalité et de la lutte contre les discriminations, tout en plaidant pour un renforcement des mécanismes de protection des droits humains.
C’est un rendez-vous stratégique pour la République démocratique du Congo qui entend peser davantage dans les instances internationales. Jusqu’à ce mardi 24 février, la ministre des Affaires Étrangers, Thérèse Kayikwamba Wagner, doit enchaîner les interventions et les rencontres de haut niveau.
Pour Kinshasa, cette session dépasse largement le cadre d’une simple formalité diplomatique : elle constitue un véritable levier stratégique. Elle offre d’abord une tribune essentielle pour renforcer le plaidoyer en faveur de la protection des civils, notamment dans les zones en proie aux conflits dans l’Est du pays, où les populations restent particulièrement vulnérables.
Elle permet ensuite de porter la voix de la RDC dans la réforme des mécanismes internationaux de protection, afin que les spécificités et les réalités africaines soient mieux prises en compte au sein de l’architecture des Nations unies.
Cette session s’inscrit dans une logique de diplomatie d’influence, en consolidant la présence et la crédibilité de la RDC sur la scène multilatérale, en cohérence avec son mandat actuel au Conseil de sécurité des Nations unies.
Elle représente, par ailleurs, une opportunité stratégique pour mobiliser des partenariats et des soutiens internationaux, tant politiques que financiers, en faveur des efforts de stabilisation, de reconstruction et de développement durable du pays.







