En République démocratique du Congo,
Ensemble pour la République sort du silence. Dans une déclaration publiée ce lundi 02 février, le parti a défini les contours de ce que devrait être un dialogue « crédible » avec le pouvoir de Félix Tshisekedi. Entre exigences de décrispation politique et refus catégorique de toute révision constitutionnelle, Moïse Katumbi place la barre haut.
Parmi ses conditions sine qua non figurent « la levée de toutes les condamnations à caractère politique ; la libération immédiate de tous les prisonniers politiques et d’opinion ; la fin des poursuites judiciaires instrumentalisées à des fins politiques ; la levée des restrictions arbitraires à la délivrance des passeports et à la liberté de circulation des opposants ; la cessation de toute répression visant à intimider ou exclure les voix dissidentes. »
Selon lui, ces mesures constituent le « socle minimal » pour garantir la sincérité des échanges.
Le rejet d’un « troisième mandat »
Ensemble pour la République a rejetté toute idée de « glissement » ou de « tripatouillage » constitutionnel qui permettrait au chef de l’État de briguer un troisième mandat. Le dialogue ne doit pas être, selon le camp Katumbi, une « rencontre de convenance » visant à légitimer une ambition de maintien au pouvoir.
Contradictions et médiation
Enfin, Moïse Katumbi dénonce ce qu’il appelle les « contradictions » au sommet de l’État. Il s’étonne que Félix Tshisekedi refuse de dialoguer avec l’opposition congolaise hors du territoire national, tout en acceptant de négocier avec les rebelles de l’AFC/M23 à l’étranger, notamment à Doha, au Qatar.
Par ailleurs, si pour le chef de l’Etat, un éventuel dialogue ne peut se tenir ni à l’extérieur du pays ni en marge des institutions républicaines, moins encore avec ceux qui ont commis des crimes envers les populations congolaises, Ensemble pour la République estime, de son côté, que ce dialogue ne peut être crédible que sous la médiation du tendem CENCO-ECC, affirmant que « toute démarche qui exclurait des acteurs essentiels de la nation serait vouée à l’échec. »







