La République Démocratique du Congo (RDC) a officiellement pris ses fonctions au Conseil de sécurité des Nations unies en ce début d’année 2026. Plus de 30 ans après sa dernière prestation, le pays fait son retour parmi les membres non permanents. Durant les deux années de son mandat, le Congo, élu à New York en juin 2025 avec 183 voix sur 187, entend non seulement promouvoir la réforme des opérations de maintien de la paix et la justice transitionnelle, mais également plaider pour une meilleure gouvernance de ses ressources naturelles et une mise en œuvre effective des programmes de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR), afin de prévenir les conflits et de soutenir les efforts de stabilisation et de reconstruction dans la région des Grands Lacs.
C’est la troisième participation de la RDC au Conseil de sécurité, après les mandats des années 1980 et 1990.
Pour le gouvernement congolais, ce retour est un « moment de dignité et d’engagement » pour le pays qui « assume une responsabilité majeure au service de la Paix et de la Sécurité Internationales » au sein du Conseil de sécurité de l’ONU pour « y apporter une parole de vérité, de responsabilité et résolument tournée vers des solutions durables. »
« L’entrée de la République Démocratique du Congo au Conseil de Sécurité ne constitue pas une récompense, mais une mission. Elle s’inscrit dans la volonté de défendre le respect du droit international, de rappeler le caractère non négociable de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États, et de porter la voix des peuples affectés par les conflits, en particulier sur le continent africain », a indiqué le ministère congolais des Affaires Etrangères à travers un communiqué publié ce vendredi 2 décembre.
Selon le même document, la RDC exercera son mandat dans un esprit de dialogue, avec un attachement constant au multilatéralisme et la conviction que la paix durable repose sur la cohérence des actions, la responsabilité collective et le respect des engagements internationaux.
« L’Afrique et le monde peuvent compter sur la RDC pour être une voix constructive, fondée sur des principes, en faveur de la justice et de la coopération multilatérale », a déclaré la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner.
Maintenir la crise de l’Est à l’agenda de l’ONU
Le retour au Conseil de sécurité intervient alors que la RDC qualifie la situation dans l’Est du pays de « guerre d’agression menée par le Rwanda. »
Kinshasa veut maintenir cette crise à l’agenda des Nations unies et faire appliquer la résolution 2773 adoptée en février 2025, exigeant le retrait du groupe armé AFC/M23 et des forces rwandaises.
« Le mandat de la RDC au Conseil de Sécurité repose sur deux piliers majeurs : la Paix et la Sécurité, ainsi que la Prévention et la Résolution des conflits. Forte de l’expérience dans la région des Grands Lacs, la RDC entend promouvoir la réforme des opérations de maintien de la paix et la justice transitionnelle comme leviers. Elle plaide également pour une meilleure gouvernance des ressources naturelles et une mise en œuvre effective des programmes de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR), afin de prévenir les conflits et de soutenir les efforts de stabilisation et de reconstruction », a souligné le gouvernement congolais.
Enock Mwaka







