Le Congo-Brazzaville entre officiellement en période électorale. Ce samedi 28 février marque le coup d’envoi de la campagne pour la présidentielle prévue le 15 mars, une séquence de deux semaines destinée à convaincre les électeurs. Sept prétendants briguent la magistrature suprême, dont le chef de l’État sortant, Denis Sassou Nguesso, âgé de 82 ans et fort de plus de quatre décennies passées au pouvoir. Face à lui, six challengers, pour la plupart peu connus du grand public. Les grandes formations de l’opposition, elles, ont choisi de ne pas participer au scrutin.
À Brazzaville, les premiers signes de la bataille électorale sont visibles : des panneaux destinés à accueillir d’imposantes affiches ont été installés dans plusieurs quartiers. Le président sortant, lui, a décidé de lancer sa campagne depuis Pointe-Noire, poumon économique situé dans le sud du pays.
Cette entrée en campagne intervient dans un contexte particulier, marqué par l’absence des deux principales forces de l’opposition. L’Union des démocrates humanistes (UDH-Yuki) et l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) ne présentent aucun candidat, estimant que les garanties d’un scrutin « transparent et crédible » ne sont pas réunies. Même position du côté de l’Alliance pour la république et la démocratie (ARD), dirigée par l’opposant Mathias Dzon.
Parmi les candidats déclarés, certains visages sont familiers, à l’image de Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, Anguios Nguangui Engambé et Dave Mafoula, déjà présents lors de précédentes échéances. D’autres font leurs premiers pas dans la course présidentielle : Destin Davet, âgé d’environ 35 ans et benjamin du scrutin, Mabio Mavoungou Zinga, ancien douanier, ainsi que Vivien Romain Manangou, enseignant à l’université.
De son côté, l’Association Désir d’unité (ADU) exhorte les candidats et leurs partisans à privilégier un climat serein, en évitant tout discours susceptible d’attiser les tensions.







