CAN Féminine 2026 : vers un report à la dernière minute ?

À moins de deux semaines du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations féminine 2026, l’incertitude plane toujours sur la tenue effective de la compétition. Dans un communiqué publié ce jour, la Confédération Africaine de Football (CAF) a annoncé qu’elle « communiquera dans les prochaines 48 heures sur la situation concernant la CAN Féminine 2026 », précisant que des discussions sont en cours depuis plusieurs semaines et que le dossier bénéficie d’une attention « urgente et au plus haut niveau ».

Cette déclaration intervient alors que les sélections engagées poursuivent leur préparation sans visibilité claire sur le calendrier définitif. Les joueuses, les staffs techniques et les délégations vivent dans l’attente d’une décision officielle, à l’heure où la compétition est censée débuter dans moins de quinze jours. Un possible glissement au mois d’août ?

En coulisses, des rumeurs persistantes évoquent un éventuel report au mois d’août. Toutefois, aucune confirmation formelle n’a été donnée par l’instance faîtière du football africain. Cette situation alimente les interrogations quant à l’organisation et à la planification d’un tournoi majeur du calendrier continental.

Au-delà de la question logistique, c’est le respect dû aux athlètes qui est soulevé. Les équipes ont planifié leurs stages, réservé leurs infrastructures et mobilisé leurs ressources en fonction d’un calendrier initialement validé. Une modification tardive aurait des conséquences sportives, financières et psychologiques importantes.

L’Afrique du Sud se positionne

La sortie médiatique du ministre sud-africain des Sports, Gayton McKenzie, a ajouté une dimension politique au débat. Celui-ci a déclaré :
« Si le Maroc n’est pas prêt à accueillir la CAN féminine, l’Afrique du Sud l’est… Pourquoi le football féminin est-il traité avec autant de légèreté ? Je dis que nous ne nous laisserons pas prendre en otage, simplement parce qu’ils veulent embarrasser le Dr Motsepe. »

Le membre du gouvernement sud-africain a ainsi proposé que son pays se tienne prêt à organiser la compétition en cas de défaillance du pays hôte initialement désigné, le Maroc.

Il a également soulevé une question sensible : l’incertitude actuelle existerait-elle dans les mêmes proportions si la compétition masculine était concernée ? Ou si certaines nations influentes, comme le Sénégal, venaient de remporter le dernier sacre continental ?

Cette séquence met en lumière les défis structurels auxquels le football féminin africain continue de faire face. Alors que la discipline connaît une progression notable en termes de visibilité et de performances internationales, la gestion organisationnelle demeure scrutée de près.

Les prochaines 48 heures seront donc décisives. Une confirmation, un report ou un changement d’hôte pourraient redessiner le paysage immédiat du tournoi.

En attendant, les joueuses poursuivent leur préparation avec professionnalisme, espérant que le terrain reprenne rapidement ses droits sur les incertitudes institutionnelles.

Michael ALIGA

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