Face à l’aggravation de la crise humanitaire dans la région des Grands Lacs, le Japon a accordé une contribution de plus de 625 000 dollars américains au Programme alimentaire mondial (PAM) afin de venir en aide aux réfugiés fuyant les violences persistantes dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) ainsi qu’aux Burundais rapatriés des camps de réfugiés en Tanzanie.
« Cette contribution permet au PAM, en étroite collaboration avec le gouvernement du Burundi, de fournir une aide alimentaire qui sauve des vies et préserve la dignité humaine en cette période d’urgence », a fait savoir Jean-Noël Gentile, Directeur du PAM au Burundi.
Selon lui, le soutien du gouvernement japonais intervient à un moment particulièrement critique. « Le soutien généreux du gouvernement et du peuple japonais arrive à un moment décisif pour les familles fuyant la violence et l’insécurité, ainsi que pour celles qui rentrent d’exil presque sans ressources », a-t-il indiqué.
De son côté, l’ambassadeur du Japon au Burundi, Kazuya Nakajo, a rappelé les principes qui guident l’action humanitaire de son pays. « L’aide humanitaire du Japon repose sur la philosophie de la sécurité humaine, qui met l’accent sur une coopération centrée sur l’humain, la dignité et la solidarité », a-t-il souligné.
Dans un communiqué publié depuis Bujumbura, le PAM indique que le Burundi a accueilli près de 85 000 réfugiés congolais en décembre dernier, en raison de la recrudescence des violences dans l’Est de la RDC.
Face à cet afflux, l’agence « a rapidement intensifié son aide afin de fournir des repas chauds et des denrées alimentaires non périssables à 80 000 nouveaux arrivants. »
Cependant, cette situation met toutefois les capacités du PAM à rude épreuve. « Le PAM doit désormais prendre en charge deux fois plus de réfugiés avec les mêmes ressources », a indiqué l’organisation avant de signaler qu’«avec jusqu’à 93 000 personnes de retour attendues d’ici mi-2026 en provenance des camps de réfugiés tanzaniens suite aux fermetures prévues, la pression sur les ressources limitées du PAM s’est encore intensifiée. Actuellement, environ 1 500 personnes arrivent chaque semaine au Burundi, et les estimations indiquent que ce nombre pourrait atteindre 3 000 par semaine. »






