Le président de la République, Félix Tshisekedi, a reçu jeudi 29 janvier à Kinshasa, une délégation de haut niveau du Panel des Facilitateurs de l’Union africaine (UA). Les discussions ont porté sur les initiatives diplomatiques en cours, avec pour objectif de promouvoir la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo et de renforcer la stabilité dans la région des Grands Lacs.
C’est une équipe de « poids lourds » de la diplomatie africaine qui a franchi les portes de la Cité de l’Union africaine. Composée de M. Olusegun Obasanjo, ancien Président du Nigeria; Mme Sahle-Work Zewde, ancienne Présidente de l’Éthiopie; Dr Mokgweetsi Eric Keabetswe Masisi, ancien Président du Botswana; Mme Catherine Samba-Panza, ancienne Présidente de la République centrafricaine; M. Yackoly Kokou Johnson, Ministre délégué togolais, représentant le Médiateur Faure Gnassingbé; l’Ambassadeur Akok Manyuat Madut de la Commission de l’UA, cette délégation a entamé une tournée régionale cruciale pour tenter de désamorcer les tensions persistantes dans la région des Grands Lacs.
Si les aspects techniques des accords de paix ont été passés au crible, c’est la dimension humaine qui a volé la vedette lors des points de presse.
L’ancienne présidente éthiopienne Sahle-Work Zewde a livré un plaidoyer vibrant pour les populations civiles :
« Nous sommes dans une tournée. Nous allons écouter les uns et les autres et voir ce qui peut être fait pour le bien-être de cette population qui n’a que beaucoup souffert, plusieurs décennies. On oublie que derrière tout ça, il y a des souffrances humaines qu’il faudrait arrêter», a-t-elle déclaré.
L’exigence d’une paix «vérifiable»
De son côté, Félix Tshisekedi reste sur sa ligne de conduite. Tout en saluant les efforts des facilitateurs, il a réaffirmé son engagement en faveur d’une paix durable et vérifiable dans l’Est du pays, ainsi que du renforcement de la stabilité régionale, dans le respect des engagements pris par les parties.
Alors que la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC demeure préoccupante, l’arrivée de ce panel de l’UA marque une volonté de l’organisation panafricaine de reprendre la main sur un dossier qui pèse lourdement sur la stabilité du continent.







