Le gouvernement provincial du Sud-Kivu affirme que la ville d’Uvira est restée globalement calme dans la nuit du 9 au 10 décembre, malgré une présence militaire jugée « visible et dissuasive » sur les principaux axes. Dans un communiqué officiel publié ce 10 décembre, les autorités dénoncent la présence de forces spéciales rwandaises et de mercenaires étrangers, accusés d’opérer en violation du cessez-le-feu et des accords internationaux.
Selon le bilan dressé après la visite du gouverneur Jean-Jacques Purusi Sadiki dans les centres de santé d’Uvira, plus de 413 civils ont été tués par balles, grenades ou bombes dans plusieurs localités environnantes, dont Kamanyola, Luvungi, Bwegera, Luberizi, Mutarule ou encore Kiliba. Parmi les victimes figurent de nombreuses femmes, enfants et jeunes.
Le gouvernement provincial estime que ces violences ne constituent pas des « actes isolés », mais s’inscrivent dans une « intention manifeste de carnage », ciblant particulièrement les familles des habitants locaux afin de « semer la terreur » et provoquer des déplacements massifs.
Plus de 200 000 personnes ont fui la ville d’Uvira dans des conditions précaires, créant une crise humanitaire d’ampleur. Les autorités déplorent l’insuffisance des mécanismes d’assistance et appellent à une réponse « urgente et concertée ».
Le gouvernement provincial du Sud-Kivu interpelle la communauté nationale et internationale sur la gravité des violations des droits humains et alerte sur le risque d’un « nouveu carnage à grande échelle». Les autorités appellent à une mobilisation immédiate pour protéger les civils et rétablir durablement la sécurité dans l’est de la RDC.







